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Projets nationaux

Les cellules mobiles d'intervention

Logo Cellulles Mobiles d'intervention
 
En mai 2009, un appel à projets était lancé pour mettre en oeuvre des cellules mobiles d'intervention pour les personnes qui présentent une double pathologie: un handicap mental et de troubles graves du comportement. Le 24 septembre 2009, sur proposition du Comité de Gestion, la Ministre de tutelle, Madame TILLIEUX a approuvé les 7 projets retenus.

Contact
Mme Virginie BELLEFROID
Téléphone 071/205.548
E-mail virginie.bellefroid@aviq.be
  • Le SAMBUSAHM à Charleroi
  • SYNERGIE-HANDICAP à Mons
  • HIRONDELLE à Liège
  • Les HELIOTROPES à Incourt
  • CMI de Bertrix
  • L’IMPROMPTU-Soutien à Spy
  • Le PATCH à Manage

Ces cellules ont différents objectifs dont le principal est de supprimer, ou tout au moins de diminuer, l'exclusion de personnes handicapées pour des motifs de comportement.

En effet, cette population-cible pose problème à de nombreux services qui, bien qu'ayant déployé de nombreux efforts et fait appel à de nombreuses ressources, se voient contraints de les exclure avec, très souvent, un sentiment d'échec.

 Pourquoi des CMI?

Parce que certaines personnes  handicapées de tout âge présentent des troubles du comportement tels qu’il ne peut plus, momentanément ou définitivement, y avoir de conjonction dynamique entre leurs possibilités/ limitations et les possibilités et/ou attentes du milieu dans lequel elles vivent. Ces personnes ne peuvent seules trouver un comportement adaptatif. Il semble qu'il n'y aurait plus aucune place pour elles, qu'elles n'auraient plus aucun lieu de vie, ce qui est inacceptable.

Si la santé mentale en Région wallonne fait l’objet d’un secteur d’intervention particulier, force est de constater les nombreuses difficultés rencontrées par les personnes qui simultanément sont handicapées et présentent des troubles du comportement. Parfois elles n’ont aucune maladie mentale mais utilisent l’agressivité ou la violence comme canal de communication et sont donc rapidement exclues par les autres. Elles se caractérisent par une co-morbidité : d’une part un handicap et, d’autre part, un problème psychique et/ou comportemental. Ces troubles peuvent être permanents mais aussi très momentanés et ne pas persister toute l’existence.

Ces personnes se situent à l’intersection du handicap et des troubles psychiques.  Leurs comportements aberrants les handicapent sur les plans intellectuel, relationnel, environnemental, psychomoteur et provoquant une incapacité de manifester des comportements adaptatifs ou d’apprentissage.

Pour son malheur, en raison du morcellement des politiques sociales et de santé, toute cette frange de population, de tout âge et de catégories diverses, est renvoyée d’un secteur à l’autre dans une « valse » qui perturberait n’importe qui.
Il s’agit d’un groupe cible limité, relativement restreint, mais qui, parce qu’il tombe entre les mailles du filet sanitaire et social, constitue le « noyau dur » de l’échec de nos méthodes et du cloisonnement des secteurs (santé mentale/handicap).

En effet, ces personnes se situant à la croisée de plusieurs secteurs sont par là même à la croisée de sphères de compétence diverses (Santé publique, Justice, Aide sociale, Emploi,…) et de différents niveaux de pouvoirs (fédéral, régional, etc.).
En outre, il semble qu’il y ait insuffisance de structures dans tous les secteurs et/ou absence de structures adéquates.

Tous les troubles du comportement ne sont pas problématiques pour la prise en charge ni pour la vie communautaire : il y a une grande différence entre des prémices d’anorexie et de  l’automutilation ou  entre un délire sporadique et une agressivité élevée qui amène un danger pour soi et/ou pour autrui.

Mais, certains comportements s’avèrent tellement prégnants et criants qu’ils sont difficilement canalisables dans les services de l'AViQ, tant sur le plan thérapeutique que sur le plan de la vie commune.
Il convenait donc d'essayer d'aider les équipes qui accueillent ce type de population.

Pour mieux cerner l’objet de notre préoccupation, il faut préciser qu’il s’agit de personnes qui rencontrent des difficultés personnelles et/ou relationnelles compromettant leur insertion et  révélant la grande souffrance qui les habite. Il importe peu que leurs troubles de comportement répondent à une définition scientifique.
Ce qui est important et qui interpelle, c’est le constat d’exclusion ou de rejet, voire d’ « oubli » qui les frappe et l’inadéquation des milieux où vivent ces personnes par rapport à leurs besoins. Ce sont ces éléments qui sont analysés et auxquels il est tenté de répondre.

Une collaboration fructueuse


Des contacts ont été noués, entre Région et Fédéral, qui ont abouti à l’inscription de ce thème à la Conférence Interministérielle de la Santé dès 2004.

Les Ministres fédéral et régional, l’AViQ et le SPF Santé publique mais aussi les collaborateurs de terrain (Plateformes de Santé mentale et  Commission subrégionales de l’AViQ) ont travaillé de concert ces derniers mois et cette collaboration a abouti à la création de Cellules mobiles d'intervention.

Deux d'entre elles sont financées majoritairement par le SPF Santé publique, l'AViQ n'y intervient que pour une petite part. Les 5 autres sont subsidiées par l'AViQ uniquement.
Il est à souligner que cette collaboration entre deux niveaux de pouvoir, qui implique aussi des financements conjoints, est assez rare et montre la détermination des différentes autorités à apporter une réponse adéquate et complète à ces personnes.

Tous sont cependant conscients que cette initiative n’est qu’un premier pas et qu’un maillon d’un circuit de soins plus complet qui pourrait ressembler au « modèle genevois » de Giuliana CARMINATI : une panoplie d’offre de services coordonnés. Ainsi, une personne peut bénéficier selon les besoins, le moment et la situation, de consultations diverses dont des consultations psychiatriques, d’un centre de jour, de services ambulatoires, d’un service résidentiel momentané ou non et d’un hôpital psychiatrique ; le tout étant articulé par une cellule mobile d’intervention.

Ceci implique de poursuivre les collaborations entre les différents niveaux de pouvoir dans notre pays afin de compléter l’offre de services pour cette population.

Objectifs généraux des CMI


Les objectifs généraux sont:

  • Soutenir et ’accompagner les équipes des milieux d’accueil et d'hébergement que fréquentent ces personnes.
  • Outiller le personnel des milieux d’accueil afin qu’ils puissent construire une manière de faire en situation professionnelle et qu’ils intègrent des réflexes liés au handicap.

Ceci implique, notamment, le développement de nouvelles approches en termes d’organisation, de soutien, de prestations, de fonctionnement et de coordination dans la gestion de prestataires de services, le développement de partenariats stratégiques et d’approches en réseau.

Deux grands principes:

  • le travail en milieu de vie : on entend  par là tout aussi bien l’institution que la famille, l’école, le lieu de travail, etc. 
  • le travail en réseau: c'est-à-dire, avec les partenaires locaux, régionaux, aussi bien dans le champ du handicap que dans celui de la santé mentale et de la psychiatrie, tous les acteurs du réseau existant sur un territoire défini et à relier entre eux.

 

Le travail s'articule autour de 4 axes:
 

  1. Mettre en œuvre un dispositif de soutien (CMI) à destination des équipes des services subventionnés ou non qui accueillent ou hébergent des personnes déficientes mentales qui présentent de graves troubles du comportement. Ce soutien implique de travailler tant à éviter les hospitalisations inutiles qu'à réintégrer dans leur milieu de vie, autant que faire se peut, des personnes handicapées mentales, installées à tort dans un hôpital psychiatrique.
     
  2. Faciliter l’intégration des personnes dont la prise en charge est rendue très difficile voire impossible en raison de la double pathologie qu'elles présentent; il s'agit d'apporter une meilleure connaissance des pathologies mentales et des attitudes qu'elle requièrent tant pour prévenir les crises en en détectant les signes précurseurs que pour éviter les hospitalisations répétées.
     
  3. Améliorer la collaboration entre les milieux de l'AViQ et ceux de la psychiatrie. Il s'agit non seulement d'améliorer la connaissance réciproque des deux secteurs concernés, mais aussi d'instaurer et/ou de rendre fluides les échanges entre eux, en particulier autour d'une personne suivie par eux successivement ou en même temps. Il s'agit de construire ensemble un « circuit de soins » adapté, c'est-à-dire, outre l'évitement des hospitalisations inutiles, assurer une possibilité d'orienter la personne vers un hôpital psychiatrique quand c'est réellement nécessaire AVEC la certitude d'une collaboration continue entre tous les intervenants et un retour dans le milieu de vie dans l'harmonie, avec les conseils et le soutien nécessaires.
     
  4. Contribuer à organiser une offre coordonnée de services de l'AViQ et de la psychiatrie.

 

Suivi

L’expérience de Bertrix a déjà plusieurs mois de fonctionnement et les premières impressions sont assez encourageantes : moins de personnes handicapées hospitalisées, hospitalisations organisées et à durée réduite, services de l’AViQ satisfaits du soutien, etc.

En soutien à ces cellules qui découvrent le travail au fil d’un travail non expérimenté auparavant, l’AViQ s’est engagée à prévoir et organiser des formations pour le personnel des CMI.

On souhaite bon vent à ces cellules pour améliorer le bien-être des personnes handicapées afin qu’elle (re)trouvent et conservent la sérénité dans le milieu de vie qu’elles ont choisi.

             

Document

 

 


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