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VIH

Image illustration VIH

Description de la pathologie 

Le VIH ou Virus de l’Immunodéficience acquise, se transmet par voie sexuelle, par voie sanguine ou de la mère à l’enfant lors de la grossesse, de l’accouchement et de l’allaitement maternel.

Des symptômes ressemblant à ceux de la grippe peuvent apparaître entre 2 à 8 semaines après la contamination. C’est la primo-infection.

Ensuite, le VIH s’attaque progressivement au système immunitaire sans signes visibles. En l’absence de traitement, le virus ne cesse de se multiplier et de détruire les Lymphocytes T, une sorte de globule blanc qui défend notre organisme. 

Après quelques années, le système immunitaire ne fonctionne plus suffisamment pour lutter contre des microorganismes habituellement inoffensifs. Des infections et des maladies dites opportunistes se développent. C’est ce qu’on appelle le SIDA, syndrome de l’immunodéficience acquise. 

Une fois qu’on a contracté le VIH, on le garde à vie. Les traitements permettent de contrôler le virus mais pas de l’éliminer, on ne guérit pas du VIH. Des traitements antirétroviraux ou trithérapies ont été développés afin de stopper le développement du virus, ce qui permet aux personnes vivant avec le VIH de rester en bonne santé.  

En Belgique, deux populations sont plus exposées au VIH : les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et les personnes issues de la migration et plus particulièrement, les femmes venant d’Afrique Sub-saharienne.

Le VIH n'est pas une pathologie à déclaration obligatoire en Région wallonne.

Mesures préventives 

Actuellement, il n’existe aucun vaccin efficace contre le VIH.

La prévention passe en premier lieu par des mesures empêchant la transmission du VIH. 

En Wallonie, l’AVIQ soutient plusieurs opérateurs actifs dans le domaine de la promotion de la santé et de la prévention des maladies, dont le VIH et les IST. Ces partenaires mettent à disposition de l’information, des outils de communication, du matériel de prévention et de dépistage à disposition des citoyens et des professionnels de la santé.
 

  • Le préservatif 
    Il est l’outil le plus facilement accessible et utilisé. Il prévient non seulement le VIH mais aussi les autres infections sexuellement transmissibles (IST).
     
  • La charge virale indétectable, indétectable=intransmissible, i=i
    La prise adéquate du traitement pour les personnes atteintes du VIH est également considérée comme un moyen de prévention. En effet, si le traitement est suivi correctement, la charge virale est indétectable, ce qui réduit fortement le risque de transmission à son ou ses partenaire(s), de la mère à l’enfant lors de la grossesse, de l’accouchement ou de l’allaitement maternel, lors d’échange de seringues…
     
  • La prophylaxie préexposition (PrEP)
    La PrEP est un traitement préventif réservé aux personnes de + de 18 ans qui n’ont pas le VIH et qui ont des risques de contamination élevés. Il empêche le virus du VIH de se développer et de se fixer dès son entrée dans le corps. Ce traitement est à prendre AVANT la prise de risque.
     
  • Le traitement post-exposition (TPE)
    Ici, le TPE est administré APRES un risque élevé de contamination par le VIH. Sa prise doit être rapide, moins de 72 heures après le risque.
     
  • Du matériel à usage unique lors de la consommation de drogues
    Pour limiter au maximum les risques de contamination ou les dommages à la personne, il est recommandé d’utiliser un matériel stérile et à usage unique que l’on peut trouver gratuitement dans des lieux spécifiques.
     
  • Le dépistage 
    Se faire dépister régulièrement fait partie de la prévention des IST et du VIH/SIDA. En fonction du type de risque qui est pris, les durées entre les tests varient. Un diagnostic posé rapidement permet une prise en charge médicale et un traitement adaptés et évite la transmission à d’autres personnes.
     
  • Le test sanguin :
    C’est une prise de sang classique qui met en évidence la présence d’anticorps anti-VIH dans le sang. Le délai minimum entre la prise de risque et le test est de 6 semaines. Ce test est réalisé par le médecin généraliste ou spécialiste (gynécologue, infectiologue…), un centre de planning familial, un centre de référence VIH et IST, certaines associations professionnelles ou un laboratoire de prélèvements biologiques.
     
  • Le test rapide (TROD) :
    Le Test Rapide d’Orientation Diagnostic (TROD) détecte les anticorps anti-VIH dans le sang. Il est fiable, surtout lorsqu’il est réalisé 3 mois après le moment où une prise de risque a eu lieu.  Il offre l’avantage d’être réalisé rapidement par du personnel non médicalisé qui a reçu une formation. Si le test est « réactif » (positif), une prise de sang confirmera le diagnostic de VIH.


 

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